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  • christophealexisbi

PARADOXE DE JERUSALEM - Guerre et paix en terre promise...

Dernière mise à jour : 31 oct. 2023


Symbole d'unité interreligieuse
Unité, dualité, relativité et plus si affinité

Dans une hypocrisie naturelle due au paradoxe de sa propre nature, la politique des partis profite une fois encore de l'activité du magma de la violence et du retour du conflit israélo-palestinien. Très loin d’une repentance commune pour avoir attisé les flammes du consumérisme et de l’industrie de la guerre, chaque clan réaffirme ses opinions, ses valeurs et racole dans une masse électorale en crise de consentement majeure. Une masse au potentiel significativement décroissant, mais qui sous l'effet de la terreur vient de nouveau d'être rappelée à l'ordre établi par ses représentants légaux.

Précisons les termes :


Soumise à la puissance du nombre et à l’irrationalité de la masse dont elle dénature le libre arbitre des individus, la politique des partis entre en paradoxe avec la justice et la démocratie qu’elle est censée défendre. Une telle forme de pouvoir, exercée au nom de l’Empire et de l’image que l’Homme se fait de la grandeur, consiste à maudire Cassandre avec les artifices d’Apollon. Citons entre autres celui qui consiste à mettre la vérité dans toutes les bouches électorales, à la travestir autant que faire se peut et à la mettre sur le trottoir par obligation de résultat, le tout par un juste dosage entre la force et le pouvoir de la rhétorique. Suivant ce principe, l’intégrité d’un philosophe ou d’un gardien de la pierre philosophale devient le gage inéluctable de son arrêt de mort sociale ou physique.


Le représentant légal, c'est le parent, le maître, le responsable, l'autorité, l'initié, l'élite, le mage... Ayant droit sur l'enfant, l'élève, l'irresponsable (instruit de ses droits et devoirs pour le devenir), le sujet, le profane, l'électorat, le moldu... La masse ou "somme d'individus", "corps électoral", "foule" (...) est une entité irrationnelle, un nombre défini comme soumis aux forces de l'ordre. Nous remarquerons qu'en termes de taille ou d'image de la grandeur, le parent ou le gouvernant, c'est le grand, alors que l'enfant, le gouverné, c'est le petit. Inversement en terme de quantité, les nouvelles générations, les "gamettes du peuple", la somme d'individus fertiles, les responsabilisés, les gouvernés (...), sont le nombre et donc la puissance. L'accord tacite signé au nom de l'Empire depuis plusieurs millénaires définit le contrôle de cette puissance par la force faible d'une élite dont le pouvoir repose sur l'instrumentalisation du langage et les moyens matériels et psychiques qu'elle procure pour influencer les corps et les esprits. Un accord qui fonctionne sur le gap intellectuel entre les têtes pensantes et les mains bonnes à tout et sur une croissance consumériste dont l'architecture en révolution permanente est le fruit de l'abus de ce don qu'est le langage. La nature nous a offert ce présent, ce pouvoir de révéler et de partager, notre orgueil en a fait le principe même de systèmes d'exploitation qui dégradent l'humanité autant que le vivant et l'inerte qui l'entoure et la constitue.

Pour rappel, élite et élu partagent la même étymologie, cette dernière indiquant la notion de choix et donc de libre arbitre relatif dans un univers déterminé. La question de la légitimité de l'élite et des intérêts particuliers de la foule s'est posée lors d'un procès dont les répercussions attisent toujours un conflit sans nom entre judaïsme, christianisme et islamisme : le procès de Jésus, dont la mort fut aussi politiquement correcte que celle d'un Socrate ou d'un Sénèque. (Voir annexe en bas de page).


Juifs, chrétiens, musulmans ou laïcards, qui n'a jamais profité du domaine de la lutte, du conditionnement de l’enfant, du viol caractérisé de l’innocence, du trafic d’influence ou de l’instrumentalisation de la servitude ? Qui n’a jamais tété les mamelles de la sainte croissance et plié le genou devant l'Empire ?


En bon "Petit Prince", revenons à nos moutons :

En France, gauche et droite se remettent des déflagrations qui ont balayé leurs cartes depuis les premiers cris, rots et pets du mondialisamonstre. Chacun balance ses nouveaux jokers à la figure de l’autre : l’aile droite pour exemple ne traine plus ses affinités avec son versant extrême comme un boulet et profite pour accuser l’aile opposée et son parti encore en course d’islamo gauchisme. En espérant que les supporters de J.L Mélenchon piochent de nouveau la carte du boulet de l’anarchisme et du terrorisme. Les mariages d’intérêts entre les partis modérés et les extrémismes qui leur conviennent le mieux est de longue date. Pour rappel : A droite on couvait la fièvre du peuple souverain et natif, soumis à la volonté du fort qui assure le rideau de fer des frontières avec l’étranger ; à gauche on véhiculait le manuel du petit révolutionnaires et la promesse démocratique : liberté, égalité et fraternité pour les exploités, les démunis, les insurgés, partageant la misère de la force ouvrière étrangère. Rien de nouveau sous le soleil donc, si ce n’est la redistribution des cartes et les nouvelles règles imposées par le mondialisamonstre. Des règles qui expliquent l’inéluctable élection d’un E. Macron, pour assurer l’intendance tandis que les dinosaures de gauche et de droite tenteraient d’oublier et de faire oublier leur persévérance dans l’échec et la désastreuse expérience ratée à laquelle nous devons le monstre capital, la chimère néolibérale et la toute puissante main invisible. De nouvelles règles qui rappellent les opportunistes dérobades d’un Voltaire : le motif du profit annulera le mobile de la guerre ! Un monde de tolérance par lequel même les juifs, les arabes et les chrétiens pourraient profiter d’une paix matérielle et d’un monde meilleur. Un prospectivisme à trop court terme dénoncé par un certain Rousseau. Pour rappel : la main invisible, c’est le dieu argent qui soulage maîtres et esclaves de leur servitude réciproque et permet aux Hommes de s’exploiter librement les uns les autres, moyennant un salaire minimum pour que les perdants puissent compenser les affres de la compétition. Le genre de divinité qui offre le meilleur du matériel sous le sapin des plus démunis, pour que les progénitures de ces derniers puissent se lobotomiser sur des écrans tactiles, tandis que leurs parents se légumisent sur le leur, pour oublier chaque soir une usure qui ne comblera jamais le vide de leur existence. Le genre de divinité qui offre une paix tacite aux nations ; durant laquelle les moyens de la guerre se nourrissent de la richesse et du progrès pour engendrer des armes de conditionnement et de destruction à l’échelle planétaire.


Ils furent tous dupés, écrivait un Tolkien.

Qu’elles soient sous l’égide de l’autocratie, du diable rouge, du diable fasciste ou du bonimenteur démocratique, toutes nos nations ont profité d’un progrès mal acquis dont seuls les irréductibles penseurs et les véritables ignorants s’il en reste, ne seront pas responsables des conséquences. Une vérité plus enfantine qu’on ne veut bien l’admettre, n’est-il pas ? Je doute que l’idiotification par intelligence artificielle interposée suffise à nous faire gagner le statut de véritables ignorants .Quant au philosophe roi, il semble qu’une large majorité des consommateurs que nous sommes devenus n’ait aucun intérêt à le voir sortir du trou dans lequel nous l’avons tous laissés pour satisfaire nos obligations de résultats pour les nouveaux dieux de l’arène.


Accusée de nous opposer sans cesse l’ironie de notre pouvoir, la dualité a bien mauvaise presse et passe pour synonyme de conflit ou inéluctable force qui nous conduit à la chute après l’apogée. Pourtant, si nous le questionnions correctement, ce principe auquel nous devons tout (et rien donc), pourrait nous permettre d’inverser les mécanismes de notre puissance et de son retour de flamme, en nous indiquant ceci : malgré les moyens de solution finale qu’elle nous procure, la science est aussi capable de tous nous réunir, pour déconstruire et réparer ensemble. En dénonçant tout naturellement (comme l’ont fait les prophètes en leur temps ainsi que les philosophes les plus aguerris) nos mariages et nos divorces d’intérêts au détriment du principal. J’emploie volontairement un jargon bancaire relatif au dieu argent. En d’autres termes, la Connaissance qui nous a fait perdre notre innocence, provoquant la chute de Monsieur et Madame et tous les cycles fratricides qui s’en suivent, est de nos jours en mesure de démystifier l’ensemble des déboires dialectiques et de remettre Croyance, Sentiment et Raison pure à leur place. Capable de remettre le don du langage au service de l’Homme qui en a perdu la maîtrise en assouvissant son expérience puérile du pouvoir sur la matière et les esprits. Capable de briser l’accord tacite irrationnel qui fait de nos entités sociales, des paradis artificiels dont l’économie repose sur la transformation de nos altérités réciproques en énergie compétitive. Et capable de reconvertir nos empreintes carbone sans avoir à pratiquer la solution finale ou l’hypocrisie d’une réduction démographique par un eugénisme dit positif.


La connaissance ou art du langage est relative à l’observation de l’univers par un de ses "Habitants" autoproclamé vivant : la sensibilité donc, et à sa transcription émotive et analytique, disons intelligible et transmissible par les opérations du "Saint esprit". Le messager, Thot/Hermès, la boussole quantique des oiseaux, la mémoire de l’éléphant (…), le langage. Dans sa maîtrise des interactions, l’apprenti sorcier que nous sommes peut réaliser à distance une opération qui relève de la microchirurgie, il en est fier ! Mais s’il procure à l’humanité les moyens de se multiplier dans un "paradis consumériste" il usine dans le même temps les armes exigées par le principe de compétition propre à ces paradis, ces armes qui servent aussi de régulateur démographique lorsque le chaudron du sorcier, mal et trop rempli, menace d’exploser. Tous ces moyens qui lui permettent de sauver et de protéger la vie, il ne les a pas gagné par son respect de la nature qui l’abrite, le constitue et le côtoie, mais sous la gouverne d’une volonté adolescente de la contrôler et d’une fâcheuse tendance à la mettre en danger pour satisfaire les obligations de résultats du démon de la croissance et du progrès. Un bon petit diable qui lui permet de justifier ses fautes et sa persistance dans l’erreur.


Comprenons bien qu’à l’Ouest, la réduction démographique organisée est encore taboue pour les matérialistes et individualistes que nous sommes, assoupis par le confort et les promesses d’une démocratie mal acquise. À l’Est, la question est un plat ordinaire qui se mange froid.

Si l’on inverse nos prismes de lecture occidentaux, en tentant de penser comme à l’Est, nous pourrions dire que le Moyen-Orient est le Moyen-Occident. Un prisme cohérent si l’on observe les liens qui enchainent juifs, chrétiens et musulmans dans une même prison millénariste, dans une même guerre fratricide dont les peuples du Soleil Levant furent témoins depuis la dissolution et la transmission de l’Empire romain. Un point de vue que l’ours russe partage probablement, de part ses affinités propres et ses alliances à l’Est bien entendu, mais surtout depuis que notre penchant vers la sérendipité et les promesses de l’Ouest et de son Eldorado l’ont trahi et soumis aux coups de bec des aigles du Soleil Couchant. Je rappelle que Tolkien, philologue et alchimiste contrarié, insiste sur le rôle déterminant des dresseurs de chevaux de l’Est, nations de forts guerriers sans titre de noblesse officiel, progéniture de barbares portant la marque des premiers esclaves. Dans la dernière guerre de l’anneau, du choix du roi du Rohan dépend l’avenir des Hommes menacés par la domination de l’œil unique fort de ses armées d’individus dégénérés (les orques communs et les Uruks améliorés). Ce clin d’œil biblique et alchimique sur la diablerie qui pousse l’orgueil à organiser des combats entre piaf et mastodonte, est un bon point de départ pour décrypter notre épouvantable et complexe actualité. Notamment pour comprendre les jeux d’alliance entre la Russie, les tigres et les dragons de l’Est et les peuples arabes et africains humiliés de longue date par l’Occident. Un retour de bâton que nous aurions pu prévoir depuis la parenthèse qui nous a menés du fantasme exotique de la conférence de Berlin à la guerre froide.

L’info anxiogène, le risque d’escalade nucléaire, la menace olympique des puces de lit, l’extermination des rats et des chats pour sauver l’urbanisme des colons d’Australie… Tout cela indique un sens commun, une vision apocalyptique, que l’IA nous restitue "en toute innocence". À nous de concilier détails et vue d’ensemble. Ce texte s’éloigne donc volontairement du matraquage des faits et des analyses en tous genres des stratégies des nouveaux "maîtres de guerre". La déconstruction de nos langages est un art qui nous libère du statut de simple consommateur impuissant, pacifié par l’écran omniprésent qui s’est invité dans son salon, dans sa chambre et dans sa poche. L’enfant porte un lourd fardeau, à l’aube de la nouvelle guerre de l’anneau il serait temps que l’adulte ne dénie plus sa responsabilité dans l’impossibilité d’une arche d’alliance et dans la désolation d’une terre promise que nous salopons tous depuis plusieurs millénaires d’une adolescence morbide soumise à l’exercice pervers de notre pouvoir.


L’annexe ci-dessous demeure dans la même "ligne éditoriale", mais j’aimerais conclure en vous rappelant le leitmotiv d’un post précédent, relatif au complexe du gendarme et du voleur en tant que moteur du progrès :

Partisans de tout poil, adeptes du pour et du contre, appréhendez enfin ce que sont l’unité, la dualité et la relativité et fermez tous vos grandes gueules, ou la violence nous tuera tous !


Annexe :


NB : afin d’éviter toute confusion, je précise que ma formation est laïque et que la seule façon dont j’entends défendre la raison, les croyances et les autorités religieuses consiste à les embrasser toutes et à les remettre en question en leur rappelant les intérêts par lesquels elles ont fauté.


Afin d’introduire cet épilogue, je rappelle les paragraphes de première page dans lesquels il s’inscrit:

Pour rappel, élite et élu partagent la même étymologie, cette dernière indiquant la notion de choix et donc de libre arbitre relatif dans un univers déterminé. La question de la légitimité de l'élite et des intérêts particuliers de la foule s'est posée lors d'un procès dont les répercussions attisent toujours un conflit sans nom entre judaïsme, christianisme et islamisme : le procès de Jésus, dont la mort fut aussi politiquement correcte que celle d'un Socrate ou d'un Sénèque.

Juifs, chrétiens, musulmans ou laïcards, qui n'a jamais profité du domaine de la lutte, du conditionnement de l’enfant, du viol caractérisé de l’innocence, du trafic d’influence ou de l’instrumentalisation de la servitude ? Qui n’a jamais tété les mamelles de la sainte croissance et plié le genou devant l'Empire ?



Nonobstant le prisme religieux, le procès de Jésus dit Christ et Sauveur est celui d’un homme qui dénonçait l’accord tacite enchainant tous ses semblables. Un accord dont la métaphore la plus populaire de nos jours est celle de l’anneau unique de pouvoir "un anneau pour les gouverner tous". Tous c’est le nombre, la multiplicité, la puissance dans le sens commun et mathématique du terme. C’est aussi la possibilité d’une fondation et d’une architecture fondée sur des bases cohérentes. Le secret d’alchimiste du maître, forgeur de l’anneau, semble être l’objet même du pouvoir et de son ironie, une histoire qui commence avec la connaissance des nombres, la maîtrise des anneaux mathématiques et l’expérience de l’écriture à laquelle nous devons nos systèmes d’exploitation à grande échelle. Le pouvoir du maître du langage sur la matière et les esprits : maître architecte, horloger et chef d’orchestre en quête de la maîtrise des forces de l’ordre dans le chaos… Un anneau et un maître orgueil oubliés de tous depuis la chute des premiers empires, un couple inséparable qui n’attendait que la renaissance des arts de la grande cité des sciences et des industries pour s’éveiller de nouveau, pour les voir tous et concentrer tous leurs regards, pour se faire omniscient, omniprésent et pour manifester sa pleine puissance ainsi que sa volonté de gouverner le monde. L’orgueil des nations liées dans les ténèbres, tout comme les individus qu’il était sensé servir avant de les asservir. Les nombres ont des propriétés et des intérêts particuliers que l’orgueil humain peut mettre à profit, il en est ainsi d’un point de vue mathématique, il en est ainsi d’un point de vue politique.

Ce qui veut dire que la maitrise du langage n’est autre que l’art de révéler, un talent humain qui peut lui permettre d’assumer son libre arbitre dans un monde déterminé et de gagner sa liberté sans rogner celle des autres. Ou d’instrumentaliser ces nombres, ces formes, ces forces et ces masses significatives, en imaginant pouvoir posséder un pouvoir qui nous échappe et auquel nous devons notre vie, notre conscience et la magie de la matière dite inerte qui nous entoure et nous constitue.

Jésus s’adresse donc au(x) gardien(s) du temple. Entendons par là, au "moi" gardien du temple. L’expression peut indiquer la fonction et l’autorité religieuse ou de manière globale : l’orgueil en tant que gardien de l’être. Ecce Homo. L’Homme responsable de son arche et de ses alliances, un élu gouvernant tant bien que mal les corps inertes et vivants qui l’entourent et le constituent. Orgueil de l’individu de signe mâle, femelle ou neutre, orgueil de la famille, du clan, de la nation… Bien souvent victime des autres et bourreau de lui-même. Dans le parcours qui le mène au procès, Jésus dénonce l’hypocrisie et la perdition des siens. L’orgueil de la nation juive lié au dieu unique impénétrable, infigurable, impitoyable et miséricordieux. Juifs auxquels s’adressait exclusivement l’accusé.

Comme Socrate il doit mourir pour avoir révélé la dialectique du maître et de l’esclave et pour avoir dénoncé l’accord tacite signé entre:


Le moi royal et/ou empereur (itinéraire d'un enfant "gâté*" jusqu'au trône mérité par la vieillesse)

Le moi ingénieur,

Le moi marchand,

Le moi soldat,

Le moi voleur,

Le moi ouvrier plus ou moins ignorant, c’est-à-dire plus ou moins innocent, plus ou moins responsable de sa propre servitude et de celle de ses enfants.

* Le terme "gâté" peut être interprété selon ses deux sens, qualifiant ici l'enfant roi et donc l'Orgueil humain soumis à l'exercice du pouvoir.


Comprenons bien que la lutte des races et des classes sont deux mécanismes indissociables et font partie de ces absurdes régulateurs démographiques qui caractérisent notre absurde crise d’adolescence collective.

Nous cherchons tous le même Graal, le même Salut, le même Amour, dont nous violons le sanctuaire en forçant la serrure, chacun pour son propre compte.


Croire que la monstrueuse quantité de mal qui a été fait, fait de la paix durable une illusion, est justement ce qui l’a fait monstrueusement grandir alors que nous n’étions que de vilains garnements et qu’il n’était qu’une première brûlure bien méritée dans l’expérience sociale du Feu.


L'empire est une entité sociale sans tête propre, que l'on croit au dessus des autres. Au-dessus des royaumes ou des clans, au-dessus des espèces, des races ou des familles... Pourtant, dans une logique de classification, il sera toujours en-deçà du domaine. Et donc en-deçà, soumis, aux domaines de l'inerte et du vivant, que nous l'imaginons pourtant DOMINER, aveuglés par son emprise sur l'imagination et la raison avec lesquelles nous l'avons pourtant enfanté et nourri.


Guerre et Paix sont deux domaines en un : la dialectique. Ils sont des états qui caractérisent nos relations intérieures et extérieures, ainsi les armées qui s'agitent en terre promise et au-delà de ses murailles, sont celles que le "moi" mérite. Le "moi" dit personnalité physique (individu), le "moi" dit personnalité morale (l'entreprise, l'Etat, la ville, la nation...). Cette petite gymnastique mentale permet d'éclairer le symbolisme de nombreux points polémiques de nos textes de référence, et d'appréhender le complexe "guerre et paix en terre promise" avec la souplesse d'esprit qu'il mérite.


Jouons de nouveau avec les mots afin de ne plus être le jouet de l'expérience de leur instrumentalisation arbitraire :


Jérusalem, ville de la paix... Et son arche d'alliance. Décomposons-le : ARC (tension)/HE (lettre originelle, symbole d'énergie "E= mc²", de louange "respect qui lui est dû" et de frontière ouverte et poreuse "porte à claire-voie") d'AL (Dieu) /LI (suffixe de ce qui agit ou court entre deux rives) /ANCE (arche, lien, pont, passerelle, force de portance et intelligence de symétries contrariées).


La ville ou cité (habitat et repère exclusif de la bête contrariée et sédentarisée qui s'ignore) est une entité architecturale construite à l'image de l'Homme, une somme d'entités sociales répondant à une somme d'intérêts communs et particuliers, et donc un ensemble irrationnel. Comme l'empire, elle est une entité sans tête propre, qui au-delà d'une certaine croissance tend à échapper au contrôle de l'Individu dont elle tire la qualité et le prix de son "essence". Une nation est une somme de cités. Une globalisation est une tentative de reprise de contrôle de la Grande Cité de l'Homme. En d'autres termes la compréhension du mystère de la nature, de la position et de la vitesse de la terre promise (la ville que mérite le libre arbitre humain responsable de ses opérations et de son nombre dans un monde déterminé)... Ou l'instauration tacite du Nouvel Ordre Mondial qui orchestrera la régulation de la masse humaine et de ses "tribulations" entropiques : un nouvel Empire plus puissant que jamais dont la renaissance et la prime enfance furent alimentées par la bouillie des deux dernières Grandes Guerres. Un nouvel ordre qui s'annonce triomphalement depuis plusieurs décennies... Un Nouveau Testament fondé sur l'armement "dissuasif" tout-puissant et sur le paradoxe de la technocratie de la paix, si ce n'est "de la pacification des peuples". À son actif, citons l'eugénisme, la réification de l'être et le conditionnement de sa conscience par tous les MOYENS possibles et imaginables.


John Kennedy Toole, un gentleman "ordinaire" suicidé, un "Je suis" conduit au sacrifice ultime et un génie dont tout le monde se foutait bien avant sa célébrité post mortem, titrait ainsi son œuvre principale : "La conjuration des imbéciles". Un saint Homme ordinaire, un rationaliste extraordinaire, un dualiste hors pair.


Déconstruire les langages, réparer l'Homme et la machine... Dissoudre le paradoxe de la solution globale au désordre local par la solution locale au désordre global.

Philologiquement vôtre.

CAB



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