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  • christophealexisbi

Le maître et l'esclave du jeu d'échecs

Dernière mise à jour : 10 mars


Un échiquier à l'image de la philologie de J.R.R. Tolkien
L'orgueil de Sauron, maître et esclave du jeu d'échecs selon l'oeuvre philologique de J. R. R. Tolkien. Image empruntée au marchand exclusif du jeu de plateau :)

Malthusianisme, volonté religieuse ou politique d’abstinence, guerre des sexes, guerre des genres, guerre au sens propre, maladies artificielles et naturelles engendrées par notre mode de vie, intelligence artificielle, remplacement de l’Homme par les machines pour soutenir l ‘économie sans politique d’hyper nativité… Ou option nucléaire en dernier recours, pour laisser s’exprimer le spectre de la destruction afin qu’il fasse table rase de l’escalade de nos conflits irrésolus…

Tout est bon lorsqu’il s’agit d’extirper l’orgueil humain des frasques dont il est pourtant le seul responsable.


Le sapiens est encore un cancre (anagramme de cancer) qui consacre sa matière grise à errer sur un échiquier de cases noires et blanches qui le pousse à sacrifier ses pions, ses fous, ces cavaliers, ses tours, ses rois et ses reines… En toute inégalité.


Ecce Homo, maître et esclave du jeu d'échecs...

    

"Sortir de notre propre piège est-il encore possible ?" S’interrogent les philosophes…

"Sans un sacrifice de masse ?" S’interrogent les malthusianistes invités à contourner l’intouchabilité de l’usine à bébés en matière d’économie moderne.

"Le malthusianisme est né avec la reconnaissance publique de la notion d’Anthropocène ?"

"Non, depuis plus de deux siècles."

Comment en est-on arrivé là ?


Loin de moi l’idée de vouloir faire une figure de style ou une allusion à un cliché sémantique : comprendre comment nous en SOMMES arrivés là est la première équation que le réparateur doit résoudre intégralement s’il compte réparer correctement l’Homme et sa machine infernale.   

Qui sont les malthusianistes ? Une question qui risque fort de nous égarer… Les spartiates l’étaient et les lapins le sont aussi sans le concevoir… La vie et sa mort sont malthusinistes. Le malthusianisme désigne autant l’adoption d’un effort de réduction des natalités par une population, que la planification du phénomène par une autorité, humaine ici entendu, bien que ma transgression ne soit pas sans raison. Sauf exception pour d’obscures raisons politiques, cette volonté commune ou imposée fait suite à une menace de catastrophes à grande échelle, causée par la surpopulation.  En d’autres termes, soit les particules erratiques retrouvent le droit chemin, soit les lois rétabliront l’équilibre. Bien qu’elles méritent parfois leur mauvaise réputation, les lois humaines sont ici moins impitoyables que celles de l’univers.


La « bonne » question consiste plutôt à se demander comment des sachants ont pu débattre sur un tel sujet durant plus de deux siècles sans trouver le moindre accord, tandis que la société industrielle enflait tel un crapaud victime de la cigarette et que la foule était invitée à pondre, à profiter de son salaire et à vieillir indolemment en multipliant ses effectifs vivants par 7.  Durant cette parenthèse artificiellement enchantée, influenceurs et influencés ont manifestement profité des illusions économiques et sociales impliquant cet accroissement démographique. Comment ne pas percevoir la lame à double tranchant d’un « progrès » dont la technologie fournit les moyens de naître artificiellement à la chaine et de tuer en masse, à l’échelle planétaire ? La révolution des mœurs et de la green attitude des seventies aura démontré à quel point l’Homme n’est pas innocent et la démocratie hypocrite, à quel point nous consentons à nous corrompre et à nous laisser duper.

Voilà qui nous ramène, en tant que réparateur, à comprendre l’incohérence globale des bidouillages commis par l’Homo « mecanus » sur le système du vivant, depuis plusieurs millénaires. Et à constater les vices cachés du système de transmission. En d’autres termes, ces questions nous conduisent à reconsidérer les raisons du Gap intellectuel qui sépare les sachants des mains bonnes à tout depuis les premières fondations de la civilisation sédentaire, à admettre la servitude réciproque partagée par les maîtres et les esclaves, et révéler enfin la source de chiffres et de lettres, ainsi que la forge dont toutes nos architectures sont issues. Architecture cérébrale, architecture linguistique orale et écrite, architecture conceptuelle, architecture matérielle, architecture informatique… Relevant toutes d’un seul et même langage ! Un Saint-Esprit mathématique, sémantique, géométrique et musicologique.


En posant ainsi les quest/ions (ou inter/rogat/ions), nous avons pu répondre assez sommairement au pourquoi et comment en est-on arrivé là. Au passage, nous avons aidé l’Orgueil à reconnaître ses manquements et à ne plus plaider l’innocence ou la culpabilité des uns et des autres. Et nous avons ouvert le champ des solut/ions, non par le prisme de la fuite en avant ou des révolutions, mais celui de la décence, de l’éthique et de l’enseignement. Et il semble que la seule force proportionnelle au désastre du conditionnement de masse, soit bel et bien celle de l’éducation. La masse est une entité irrationnelle qu’il est impossible et dangereux de vouloir contrôler, on peut en revanche l’aider à s’épanouir en forgeant des individus libres, c’est-à-dire responsables de leurs actes dans un monde déterminé.


Inter/rogat/ions dans un monde en inter/act/ion…


… qui n’a probablement pas d’autre but que d’être vécu en pré/servant tout le bonheur qu’il peut offrir : un PRESENT dont la fragilité devrait mettre en garde nos post/érieurs de talentueux élèves dotés d’un libre arbitre humain.


Je propose dans mes prochaines publications d’ouvrir progressivement la porte du local technique qui a permis à l’Homme de forger ses langues véhiculaires et les architectures matérielles et sociales qui en découlent. Un local de chiffres et de lettres qui vous sembleront bien moins barbares qu’un cours de maths appliqués, mais qui constitue néanmoins une impitoyable boîte de pandore dans laquelle sévissent tous les démons de notre passé propre et collectif. Des chimères que nous avons ignorées trop longtemps. Dans ces articles, vous découvrirez les leçons de mathématiques et de sémantique encodées dans nos écrits et mythes fondamentaux, des codes que nous avons interprétés de façon erratique ou politiquement orientés, au prix de deux millénaires de guerre de religion. Et donc au prix de conflits identitaires qui servent aujourd’hui de moteur à notre compétition économique suicidaire, alors que les questions religieuses n’intéressent plus les progressistes du nouveau monde virtuel et demeurent des dogmes aveuglément suivis par la majorité conditionnée des croyants.


Au programme :

Vous découvrirez à quel point le langage recelé de merveilles, de splendeur, ainsi que d’objets de pouvoir et de cauchemars…

Vous apprendrez à traduire le symbolisme et les codes arithmantiques dissimulés dans les textes dits sacrés, mais aussi dans nos contes, comptines et légendes.

Vous découvrirez le vrai mais imprononçable nom de la rose sans avoir à fréquenter les fraternités douteuses et sectaires qui tiennent leur pouvoir d’influenceurs en perpétuant la règle antique de l’hermétisme :


·         Primo le sachant sait

·         Deusio l’élève ferme sa gueule s’il veut faire partie du clan des initiés

·         Et pour sceller le triangle, le secret du pouvoir par la maîtrise du langage doit être conservé ! Sachez chers futurs sachants que les gouvernants peuvent vous tuer pour vos connaissances, mais qu’ils vous paieront grassement pour vos savoirs… Et que l’ouvrier montre lui-même qu’il est heureux de bosser comme un con sans savoir ce qu’il fait et le prix réel de ce dont il croit profiter.


Au passage, vous comprendrez toute l’importance des travaux de philologues comme J. R. R. Tolkien ou J. K. Rowling concernant les anneaux mathématiques de pouvoir, l’anneau unique zéro et le terrible secret qui poussera les mages (sachants) et les moldus (profanes) à la guerre totale. De fait vous comprendrez aussi pourquoi J. K. Rowling est de ces génies visionnaires qui demeurent plus riches que la reine d’Angleterre, mais enfermés dans une prison de notoriété depuis que les « mages » ont réalisé qu’elle était à deux doigts de briser l’omerta plurimillénaire en refilant discrètement le tuyau à de simples enfants de 11 à 99 ans et 3/4.    

J’aurais aussi le plaisir de défendre ce qu’étaient réellement les alchimistes de la renaissance et leurs successeurs discrets, persécutés par les autorités religieuses pour les premiers et par les intérêts politiques de la révolution industrielle pour les seconds.


Ceci dit, n’allons pas trop vite en besogne…  Rien ne mérite d’être dit, qui ne prenne suffisamment de temps pour le dire… A moins d’être un imbécile en marche, qui complexifie le monde au fur et à mesure que ses capacités d’analyse se réduisent aux problèmes les plus simples. Exemple : utiliser toutes les applis d’un portable est en réalité une chose très simple, bien que les nouveaux utilisateurs de l’IA se prennent pour de petits génies. Concevoir le téléphone lorsque vous êtes formé à la maîtrise des maths et de l’informatique depuis le berceau, c’est aussi relativement simple… Tout comme investir les crédits du peuple dans cette technologie parce que vos prédécesseurs politiques vous ont ouvert le chemin et que le peuple réclame. Il suffit de bien faire ses devoirs et de suivre l’air du temps. En revanche, considérer le problème éthique posé par cette technologie et mettre sur la table toutes les questions fondamentales abordées ici pour éviter les horreurs et la souffrance absurde qui s’exhibent outrageusement en ce début de millénaire, ça c’est compliqué et donc à la mesure de nos complexes.

 

Rien donc, ne mérite d’être dit qui ne prenne suffisamment de temps pour le dire… Les arbres communiquent ainsi, grâce aux champignons entre autres. Et les arbres sont précisément l’inverse d’une créature agitée et consumériste qui a besoin d’assistance et se gave de nourritures complexes en tous genres.

 

Epilogue :

 

Pour ceux qui sont encore capables de lire un texte de plus de deux pages représentant plus d’une minute de lecture, je propose de voir le sujet abordé ici sous forme de questions, sous un autre angle :   

Employons une métaphore et comparons l’incertitude relative à l’entropie de notre système consumériste, à l’angoisse naissant dans un Titanic lancé à travers un épais brouillard, faisant face à une barrière d’icebergs dont la capitainerie du bateau et les actionnaires de la croisière ont manifestement sous-estimé le nombre et la profondeur…


Nous ne sommes pas dans le scénario d’un siphon naturel qu’il s’agirait d’affronter en le contournant et en augmentant la vitesse au bon instant afin de sortir du vortex, cette situation étant révolue depuis que l’Homme n’est plus protégé des dangers naturels par son génie, mais menacé par les moyens développés par ce dernier. Depuis cette période préhistorique charnière, le domaine de la gestion du conflit n’appartient plus au libre arbitre relatif de l’individu, mais à la politique en tant qu’intelligence artificielle responsable de système d’exploitation.  Et le domaine du meurtre est devenu celui de la guerre et de son économie dévorante. Depuis ce temps de l’innocence révolue, l’avenir du Titanic de l’Orgueil humain se joue sur le plateau du nombre et de la différence manifeste propre à la vie, sur l’échiquier de la dialectique donc, bien que nous l’ayons oublié ! Une partie manifeste jouée par l’humanité contre elle-même, divisée entre ces bétaillères  compétitives que sont les nations en guerre. États/nations dans tous leurs états, dont chacune demeure dirigée par des partis politiques alimentés non par l’idée de vérité, mais par le domaine de la lutte et de la victoire.


De nombreux Titanics donc, des Léviathans… Ou titans comme le nommaient les philosophes grecs.  Tous en compétition, chacun des équipages charbonnant nuit et jour en croyant dur comme fer aux illusions produites par les lumières artificielles de leurs Cavernes respectives. Dans une incertitude galopante, une fièvre dévorante, une aliénation inquiétante, et face à des obstacles mortels déniés trop longtemps. 

   

La science demeure dans l’ombre de cette économie « toute puissante », mais elle n’est pas aveugle quant à la réalité et à la prévention des risques. La barrière d’icebergs est donc là indéniable, mais c’est nous qui décidons de l’affronter en s’obstinant à maintenir le cap vers le futur promis par notre expérience. Nous qui décidons qu’un retour au port ou une autre direction ne sont pas envisageables.

Nous sommes en marche donc, soit ! La décision semble prise, oublions le retour au port… Et la possibilité d’une île.

Néanmoins, la capitainerie de chacun de nos Titanics peut décider d’adapter la vitesse de la bétaillère flottante pour conserver une marge de manœuvre cohérente avec la visibilité ! OU satisfaire les nouveaux actionnaires de la compétition titanesque en nous laissant nous battre les uns contre les autres pour les obligations de résultats de la grande victoire, dans l’espoir de réserver une place propre dans les chaloupes de sauvetage, en cas de collision majeure. Sachant que malgré tout l’argent du contribuable investi dans la croisière, ses actionnaires n’ont pas prévu un nombre de chaloupes suffisant pour ne pas sacrifier LE PLUS GRAND NOMBRE.


Un Covid, une crise, une fatalité de l’échec et de la dette (…) suffisent à nos décideurs pour entraver les règles pourtant strictes destinées à réguler la monnaie et les échanges pour en conserver la cohérence systémique : en augmentant la masse d’argent disponible et en distribuant des crédits virtuels en quantité colossale, convertissant ainsi l’échec réel sous la forme d’un nombre irrationnel, une dette qui fait office d’épouvantail à moineaux sans dissuader les vautours. Prouvant ainsi à quel point les lois de la compétition sont arbitraires dans un monde dont les lois et les réserves d’énergie sont quant à elles bel et bien déterminées. Arbitraires indique ici qu’elles relèvent de notre libre arbitre, de nos choix donc, si conditionnés soient-ils.

Cela signifie aussi que si le sujet arrivait à l’ordre du jour, nos capitaines pourraient demander une trêve, afin de trouver enfin un accord aux conflits dialectiques identitaires et culturels qui la rendent irrationnelle et suicidaire. Suicidaire, un moindre effort d’information suffit de nos jours à le constater, mais pourquoi irrationnel ? Parce que suicidaire bien entendu… Mais encore ? Parce que la science, que nous avons fait l’outil intelligent de notre désastre, est en mesure de régler tous ces conflits et de nous révéler une lecture unificatrice des différentes traditions orales et écrites qui sont le nerf de nos quiproquos culturels et identitaires les plus profonds. Entre nations, entre voisins, entre frères, entre mâles et femelles. Un trésor contenu dans nos propres langues véhiculaires dont les représentants du domaine des sciences commencent à peine à prendre conscience ! 


Terminons cet épilogue par quelques propos poétiques :


Encore et toujours…

Sortir de notre propre piège sans un sacrifice de masse est donc « encore » possible ! « Toujours » faudrait-il admettre que les entités les plus monumentales, les plus titanesques, même hors de contrôle, ont toutes une détermination dont la furie ne tient qu'à notre incapacité à admettre nos torts et à exprimer les motivations honteuses de nos cœurs brisés. Qui se traduit par une dépendance aux moyens imposées par le conflit et la compétition qu'il engendre. Et par un complexe de pouvoir: notre incapacité maladive à réduire l'équation intelligible de nos désaccords, parce que les intérêts de l'orgueil se concentrent entièrement sur les moyens de la victoire.

CAB

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